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J’ai ouvert mon agenda universitaire peu après avoir posté mon précédent article. Voici les conseils qu’on pouvait y lire à la page annonçant l’arrivée d’octobre.
« Octobre déjà! Et pourtant je ne suis pas encore à l’aise! Je ne me sens pas encore chez moi à l’appartement, dans mon programme, à l’université…
Il me semble que les autres s’en tirent mieux. Ça va bien dans leurs cours, ils ont déjà leur groupe d’amis, n’ont pas l’air de s’ennuyer pour la peine.
Qu’est-ce que j’ai?
Ou qu’est-ce que je n’ai pas? »S’intégrer dans un nouveau milieu ne se fait pas en criant « ciseaux ».
Ça prend du temps, plus de temps que l’on pense.
Ça dépend des personnalités.
Ça dépend de son environnement.
Ça dépend de son rythme.
Il n’y a pas une bonne façon de faire.
Ça fait un mois? Tu voudrais t’en aller? Déjà?
Attends encore un peu.
Patience.
Courage.
Les décisions précipitées sont parfois regrettables.
Prends le temps de constater le chemin parcouru jusqu’à présent.
Tu en as fait du chemin… moins que tu pensais, déjà plus qu’il n’y paraît.
Vive l’agenda.
Je commence à penser que l’université, c’est pas fait pour les gens fainéants comme moi.
J’ai tellement de choses à faire, des examens qui s’en viennent à grands pas… et aucune motivation. Je remets même en question le choix de mon programme d’études, c’est pour dire. Peut-être que si je savais exactement ce que je voulais faire après trois ans et demi de bacc, ça m’aidrait à voir la lumière au bout, mais pour l’instant je suis déjà tannée.
Je suis tannée parce que le programme et les profs s’orientent tous comme si tous les étudiants du programme voulaient devenir journalistes. Ce n’est pas mon cas, et ce n’est pas le cas non plus de quelques autres à qui j’ai pu parler. Je ne sais pas si c’est voulu (sûrement pas, mais ils devraient s’ouvrir les yeux), mais ça nous fait vraiment sentir comme si on n’était pas à notre place.
J’avais tellement hâte aux cours de grammaire pour *ENFIN!* apprendre comment écrire comme il faut. Maintenant, ce sont les cours que je déteste le plus. Je hais l’analyse de phrase. Point final. À cause de ça, je commence aussi à détester le français tout court. Pour quelqu’un qui l’adorait, c’est vraiment un gros plongeon. Ça m’attriste, mais je ne peux pas me résoudre à me dire que ça va passer : chaque semaine est pire que la précédente. (Le plus con, c’est que le français a été récemment soumis à une refonte pour être simplifié à la fois sur des points orthographiques et grammaticaux mais, évidemment, on n’a pas le droit d’utiliser ces simplifications dans le cadre du cours. Même si en théorie, on ne fait plus d’erreur en écrivant tel mot de telle façon, c’est une erreur dans nos examens. Ceci pour qu’on ait, apparemment, une « meilleure base. » WTF?)
Les cours de documentation sont toujours aussi inutiles qu’ennuyant. Une présentation d’une heure par le directeur du programme sur la nécessité de ce cours ne serait peut-être pas nécessaire s’il n’avait pas besoin lui-même de se la confirmer. Trois heures à se faire dire que plagiat = evil, je ne pense pas non plus que ça fasse changer d’idée ceux qui s’amusent déjà à copier-coller leurs travaux à partir d’articles de Wikipédia.
En rédaction, je n’ai toujours pas vraiment compris le but du cours. Les exercices à faire n’ont aucun lien avec la matière (si matière il y a) vue en classe. Les TP sont à propos de ce qu’il y a été vu dans les cours alors que les examens (quoique je n’en ai pas encore vu) seront un peu comme les exercices. Pourquoi faire les deux choses en même temps? Je ne sais toujours pas la différence entre une anacoluthe et un zeugme mais ça, c’est sûrement plutôt dû au fait que j’ai rarement touché aux exercices de consolidation. Puis le cours d’institutions, c’est bien beau, mais je n’ai aucune idée à quoi ça peut bien me servir dans la vie.
Y’a juste mon cours d’informatique où j’ai hâte d’aller chaque semaine. J’aimerais qu’on puisse aller plus en profondeur dans la matière, mais c’est impossible puisqu’on a à voir quatre logiciels en 15 semaines… Mais bon, c’est mieux que rien, et c’est le seul cours où je n’ai pas à me plaindre des travaux à faire, qui sont toujours les premiers faits parce que les moins plates.
J’ai parlé de chacun de mes cours de la présente session et tout le monde me répondra que les premières session sont toujours les plus chiantes, justement parce que ce sont les cours obligatoires, et qu’il ne faut pas que je me décourage, etc. Le hic, c’est que je ne me vois pas continuer comme ça, sans savoir où ça va me mener, pendant encore trois ans. C’est bien beau que les cours seront plus intéressants, mais qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse si je ne sais pas à quoi ils vont me servir?
Je suis donc en pleine remise en question, encore une fois. Si jamais je décidais de changer de programme, ça retardrait encore d’un an mon arrivée sur le marché du travail : un an de moins de salaire, donc. Et puis, je ne sais pas plus dans quoi je pourrais aller. Le programme où je suis en ce moment est celui qui rassemblait le plus d’intérêts d’un coup. J’ai failli aller en Droit (pour devenir notaire, pas avocate) et si la profession m’intéresse encore, je suis maintenant certaine que je n’arriverais pas à gérer la charge de travail que représentent ces cours.
Alors peut-être qu’au fond, c’est l’université tout court qui n’est pas faite pour moi? Quelqu’un qui n’a jamais eu à se forcer pour décrocher des notes au-dessus des moyennes? J’avais toujours cru le contraire… Que comme j’avais de la facilité à avoir de bonnes notes sans rien faire, l’université ne serait pas vraiment plus difficile. C’est tout le contraire : à l’université, il faut se discipliner à travailler en dehors des heures de cours, ce que je suis incapable de faire. Surtout quand je ne suis pas à Sherbrooke.
Parce que l’autre aspect qui n’aide pas à me démêler, c’est que je suis prise entre deux endroits constamment. Quand je suis à Sherbrooke, j’ai hâte de revenir près de ma famille et de mes amis, de ceux que je connais et des endroits que je connais. Quand je n’y suis pas, je suis tellement contente d’être à la maison que j’ai du mal à comprendre que j’ai une vie qui continue là-bas, que le temps continue d’avancer et que j’aurai toujours un cours le lundi matin dont je devrai avoir terminé les exercices. La solution serait que je reste en permanence à Sherbrooke, mais je ne peux vraiment pas l’envisager, ça me briserait le coeur de ne plus espérer pouvoir voir les visages et les lieux que j’aime avant des mois.
Je suis épuisée d’être dans un entre-deux, tout le temps. J’ai souvent l’impression que je ne suis pas née à la bonne époque… Il me semble que de mener une petite vie bien rangée, femme au foyer qui n’a qu’à élever ses enfants et faire la bouffe pour son mari, ça m’aurait bien plu. Peut-être moins libre mais, justement, la liberté m’étourdit tellement que je ne sais plus quoi en faire.
Hier matin, j’ai fini ma boîte de Cheerios. Alors, je me suis dit qu’aujourd’hui, j’entamerais enfin mon pot de Nutella. Mais, déjà hier j’avais remarqué qu’il ne semblait pas y avoir de plain tranché (celui que j’ai acheté lors de ma première épicerie étant évidemment fini depuis longtemps et, de toute façon, s’il ne l’était pas, il aurait changé de couleur). Hier, je n’avais pas de cours, mais j’étais trop paresseuse pour sortir faire une épicerie. Résultat : ce matin, je n’ai ni céréales, ni toasts. Bon, alors il me reste les crêpes. Une chance que je n’ai pas de cours avant 16 h.
Lors de cette fameuse première épicerie, je m’étais assurée que j’aurais tous les ingrédients nécessaires si je voulais, un bon matin, me faire des crêpes. Poudre à pâte, bicarbonate de soude… Farine? Ma coloc en avait déjà, pas besoin d’en acheter un second sac.
Mais voilà que je fouille dans l’armoire, et la farine se trouve être de la farine de blé. C’est clair que c’est meilleur pour la santé, mais c’est clair aussi que le goût est très différent. Mais bon, je n’ai pas le choix, va pour la farine de blé.
Je sors maintenant la petite poêle à oeufs de ma coloc (je n’ai pas de poêle anti-adhésive) et me percute à un autre problème. J’ai l’habitude de faire cuire mes crêpes dans le beurre, parce que le beurre, c’est bien meilleur
. Je ne mets donc pas de sel dans la recette comme il serait conseillé. Il n’y a que de la margarine, dans le frigo. J’avais déjà demandé à ma coloc si elle achetait du beurre mais non, elle ne s’en sert pas, alors pas besoin. Comme je serais toute seule à en prendre et seulement à l’occasion, je n’avais jamais non plus pris la peine d’en acheter.
C’est ainsi que ce matin, j’ai mangé des crêpes au blé cuites dans une poêle à oeuf avec de la margarine.
C’est seulement la troisième semaine de cours (et la première complète) et je suis déjà morte de fatigue. Je me suis couchée hyper tard hier et, me connaissant, ce serait un scandale de me coucher avant 23 h ce soir, surtout que j’ai pas de cours demain.
J’ai plein de choses à faire, en plus. Deux TP, plein de lectures, d’exercices, de vaisselle, de lavage… Je me suis acheté un rôti cet après-midi et je l’ai mis au four pendant mon cours de 16 h à 19 h, comme ça il était prêt quand je suis arrivée, mais j’ai pas eu la force de me faire quelque chose en accompagnement. J’en ai mangé « sec de même ». Pas très nutritif, mais au moins j’ai quelque chose dans l’estomac.
Pour faire exprès, les soirs où j’ai juste pas la force de faire des travaux et où j’ai juste envie de rester devant mon ordi à jaser sur MSN, ben y’a personne.
Je vais peut-être commencer mon TP de rédaction, alors…
Filed under: Alone on V-day
Je suis allée magasiner cet après-midi, finalement. Je n’ai pas fait de travaux, ni de ménage. La journée n’est pas encore finie, mais je n’ai pas le feeling.
C’est pas la première fois dans ma vie que je magasine toute seule, évidemment, mais c’est la première fois que je magasine seule à Sherbrooke. Ça m’a pris des heures à me décider, pour ne rien acheter sur un coup de tête. Ben j’ai presque rien acheté.
J’y allais pour avoir un sac à dos à roulettes pour quand je veux amener mon portable à l’Université et bien que j’en aie vu quelques uns de convenables, je n’en ai pas acheté. Autant je me dis que j’ai bien fait, ça me fait 40$ de plus dans mes poches pour pas grand-chose puisque j’ai déjà un sac (mais qui n’a pas de roulettes), mais j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps aujourd’hui. Tout ce que j’ai acheté, finalement, c’est une descente de bain et de la bouffe. Pour je-sais-plus-combien d’heures de magasinage.
Et là je reviens, ma coloc est partie (peut-être qu’elle avait un cours, je sais pas), y’a personne sur MSN. Je me promène depuis tantôt, regardant des vidéos de Prophecy ou marquant la fin de Harry Potter… J’écoute End of An Era en boucle… Disons que je me sens seule, ce soir.
De repartir demain après mon cours au lieu de vendredi matin était vraiment une bonne idée.
J’ai du mal à me faire à l’idée que je resterai dans la région de Sherbrooke pendant toute la session. J’ai encore plus de mal à penser que je vais être ici pendant les trois prochaines années et demie.
Pourtant, je m’adapte de plus en plus. C’est ma première journée depuis mon long congé de la fête du travail (qui a été de six jours dans mon cas) et, contrairement à ce que j’aurais pensé, je me sens plutôt bien. J’ai encore assez mal dormi mais quand même mieux que ma première nuit. Peut-être que j’aurai un autre discours ce soir après mon cours de 16 h à 19 h…
Demain, pas de cours. Je prévois passer la journée à faire des travaux, à laver mes draps (parce que le chat de ma coloc semble grandement apprécier mon lit quand je suis absente) et à faire du ménage. Espérons que je ne procrastinerai pas trop. Je ne devrais pas. Je ne sais pas trop pourquoi, ou peut-être est-ce simplement une impression passagère, mais j’ai vraiment envie d’étudier. Je ne suis toujours pas certaine que le bacc dans lequel je suis est le bon pour moi, mais peu importe, j’ai envie de me dépasser. Trop beau pour être vrai, j’imagine… Ce doit être une impression passagère. La preuve : je n’étudie pas en ce moment : j’écris cet article.
Bon, il me reste un peu plus de deux heures avant de prendre l’autobus pour mon prochain cours… AYE, ça me fait penser, j’ai toujours pas d’idée pour le souper…
MISE À JOUR : J’ai mangé du spaghetti, pour souper. J’avais commencé par une petite quantité de nouilles, parce que j’avais pas tellement faim, puis j’ai décidé d’en rajouter parce qu’elles faisaient vraiment pitié au fond du chaudron comme ça. Et puis j’ai pas été patiente, les nouilles étaient dures. C’était bon quand même. Mais ce n’est pas de ça dont je voulais parler. J’ai eu mon autre cours et finalement, j’ai encore envie d’étudier. Étonnant.
J’ai hâte à jeudi quand même.
Filed under: Deux chez-moi
(Pour continuer avec les titres en -ion, hein « Roxsta »
)
C’est vraiment étrange. Je ne pense pas me sentir encore tout à fait chez moi dans mon appart à Sherbrooke. Et là, de retour dans la maison familiale, j’ai l’impression de ne plus être tout à fait chez moi non plus.
Je n’ai rien contre ma coloc (si elle faisait la vaisselle et l’époussetage un peu plus souvent, ça serait super, mais à part ça, elle est super gentille), mais comme elle s’est installée avant moi et que c’était l’appartement de ses grands-parents, j’ai l’impression d’habiter chez elle plutôt que d’être dans mon chez-moi à moi. J’imagine que ça va s’effacer avec le temps… Espérons.
C’est vraiment bizarre de vivre entre-deux comme ça. Quand je suis à Sherbrooke, j’ai hâte de revenir dans mon coin, près de mes amis et de ma famille. Quand je suis ici, j’ai hâte de retourner à Sherbrooke pour être la fille studieuse et organisée (lire : celle qui fait sa vaisselle à mesure au lieu de la laisser traîner toute la semaine) que je veux être pendant mes études. C’est comme une bataille entre deux moi et j’ai peur du résultat. Si la fille du vieux chez-moi l’emporte, je redeviendrai paresseuse et procrastinatrice. Et ce n’est pas vraiment bon pour les études, disons.
J’ai eu des cours lundi et mardi, puis mercredi j’ai pris l’autobus tôt, assez pour ne pas avoir le temps de faire de travaux quand j’étais à Sherbrooke. Arrivée ici, je suis procrastinatrice. Heureusement que les exercices que j’ai à faire ne sont que pour la semaine suivante…
Des fois, je pense que tant qu’à partir, j’aurais dû aller dans un endroit où il m’aurait été impossible de revenir. Faire une “clean cut”, comme dirait Edward (New Moon). Je me demande si ça aurait été plus facile ou pas…
Filed under: Deux chez-moi
Je suis présentement dans l’autobus partant de l’université jusqu’à la station centrale de Montréal. Évidemment, je n’ai pas de connexion Internet, alors je tape tout ça dans le bon vieux Wordpad.
Ce matin, je me suis levée tôt. Un peu moins tôt que lorsque j’ai des cours, mais tôt si on considère que c’est une journée où je n’ai normalement pas à me lever tôt. L’autobus dans lequel je suis partait à 12 h 30 et les portes pour aller faire faire sa carte d’identité ouvraient à 9 h, donc ça me laissait seulement trois heures pour faire tout plein de choses dont on me disait qu’elles prenaient une éternité.
À 9 h 40, j’avais tout fait.
Les joies d’avoir un ordinateur portable, c’est que pour passer le temps (et pour continuer ma bonne vieille habitude de procrastiner mes devoirs), j’ai pu me connecter à Internet…
Wow. Quelque chose de bizarre vient d’arriver. Changement d’autobus sans que je m’en rende compte. Je pense qu’on est à la gare du Dépôt (toujours à Sherbrooke) et qu’on doit changer d’autobus pour finalement partir à Montréal. Bon, avoir su, je serais revenue à l’appartement et je me serais rendue au Dépôt par mes propres moyens, j’aurais pas eu besoin d’attendre à l’université. Mais j’aurais attendu à l’appart, dans le fond. Bref. Ce bus-ci est trois fois moins bien que l’autre qui a fait le petit trajet Université-Dépôt. L’autre avait une petite tablette et c’était super confortable pour mettre mon portable.
Je disais donc que j’avais pu me connecter à Internet dans la cafétéria. Je n’ai pas encore réussi à ouvrir les ordinateurs disponibles dans la bibliothèque, ce qui est étrange, mais bon, j’étais contente d’avoir mon portable pour passer le temps. Quoique j’aurais pu lire Eclipse.
Ce changement d’autobus m’a vidée de toute inspiration. J’arrêterai donc ici pour le moment, peut-être que je reprendrai lors du trajet si quelque chose me vient en tête.
Filed under: Souper raté
Moins pire que l’épisode du macaroni (voir la page À propos de moi), mais une expérience étrange tout de même.
La semaine dernière, j’ai acheté en spécial trois poitrines de poulet désossées, pour les faire griller dans mon super grill à 15 $, un de mes repas préférés. Je les avais mises au frigidaire en pensant en manger une le lendemain, mais pour une quelconque raison que j’ai oubliée, je ne l’ai pas fait. Un matin, je les ai aperçues sur une tablette du frigidaire, toujours dans l’emballage styromousse du IGA, alors je me suis dépêchée à les mettre au congélateur pour ne pas être obligée de les jeter. Un peu plus tard, je me suis rendu compte que les trois poitrines étaient collées ensemble à cause de la congélation. Pas le choix de les dégeler les trois en même temps… Est-ce que j’ai l’air de quelqu’un qui mangerait trois poitrines de poulet en un seul repas, moi?
Ce midi, j’ai décidé que ce soir serait le grand soir où j’exercerais mes talents de cordon bleu sur mon grill à 15 $. J’ai donc pris les trois poitrines collées et je les ai descendues au frigidaire, espérant les dégeler assez en douceur pour pouvoir regeler les deux autres poitrines. Cet aspect a assez bien fonctionné. Tellement bien que les poitrines étaient encore gelées quand est venu le moment de les faire cuire. Qu’est-ce que je fais, moi? Pas le temps de trouver une autre idée de repas, en plus que j’ai salivé pendant tout mon cours de l’après-midi en pensant à ce qui m’attendait. J’examine mes options. Bah, le piton defrost sur le micro-ondes doit bien servir à quelque chose… Je mets une poitrine dedans (elles étaient assez dégelées pour que j’arrive à les séparer), je choisis la fonction voulue, et je croise les doigts. Quelques secondes, ça semble bien fonctionner, puis PAW! J’ai aucune idée de ce qui s’est passé, mais j’ai trouvé que le bouton stop était plus utile que le bouton defrost, tout à coup. Quand j’ai sorti la poitrine de la zone dangereuse, une des extrémités, plus mince, était cuite. J’ai alors appris qu’on pouvait faire cuire du poulet au micro-ondes (mais je ne le conseille pas, ça fait vraiment peur).
Après cet essai infructueux (la poitrine était encore gelée au centre, mais pas sur les bords, ce à quoi je voulais remédier), j’ai voulu tenter le tout pour le tout : de toute façon, la fameuse poitrine serait bonne pour la poubelle si je n’essayais rien, puis la poubelle est déjà trop pleine et je ne sais pas où ma coloc a rangé les sacs-poubelle de rechange. J’ai badigeonné mon fameux repas avec la sauce recommandée par Maman et je l’ai placé dans le grill à 15 $. Ce grill ne comporte aucun bouton ; c’est-à-dire que pour régler la température, je dois débrancher et rebrancher l’appareil. Et bon, pour cuire une poitrine à moitié gelée, il fallait évidemment que j’y aille en douceur et que ça cuise très lentement pour pas brûler l’extérieur et que le centre soit encore cru. Après au moins 178 débranchements et rebranchements du grill, j’ai convenu que le résultat était acceptable et, de toute façon, je commençais vraiment à avoir mal au bras.
Résultat : Pas trop mal. La viande n’était pas aussi tendre que quand ma mère la fait cuire sur le barbecue, mais c’était mangeable. Moins caoutchouteux que ce que j’aurais imaginé. Les nouilles d’accompagnement (réchauffées de mon dîner) n’étaient pas assez réchauffées.
La prochaine fois : Je ferai dégeler le poulet comme il faut avant de le faire cuire et, surtout, j’éviterai le micro-ondes.
Notes :
- Le grill à 15 $ est facile à utiliser (en dépit de son absence de réglage de température), mais impossible à nettoyer. Très utile pour les paninis, par contre.
- J’ai vraiment l’impression de faire un blogue culinaire. Rassurez-vous, j’essaierai de faire en sorte que les prochains posts soient moins Maman Dion.